23.07.2007
Un Exécutif qui satisfait les Français
Les Français sont 66% à être satisfaits de Nicolas Sarkozy comme président de la République (65% en juin), mais ils ne sont plus que 56% à être satisfaits du Premier ministre François Fillon, contre 61% en juin, selon un sondage Ifop à paraître dans le Journal du dimanche.
30% des personnes interrogées se déclarent mécontentes de Nicolas Sarkozy, et 34% de François Fillon.
Le taux de personnes "très" et "plutôt" satisfaites de Nicolas Sarkozy est plus fort chez les femmes (67%) que chez les hommes (63%). Il est plus faible chez les 18-24 ans (53%) que dans les autres tranches d'âge.
Ce taux de satisfaction atteint 69% chez les artisans, commerçants et chefs d'entreprise, 67% chez les retraités et inactifs et chez les employés, 65% chez les ouvriers, 60% chez les professions intermédiaires, 58% chez les professions libérales et cadres supérieur, selon l'enquête.
Il est de 97% chez les sympathisants UMP, 73% chez ceux de l'UDF-MoDem, puis de respectivement 49%, 45%, 41% et 35% chez les sympathisants FN, Verts, PS, et PCF.
François Fillon obtient ses plus forts taux de satisfaction chez les retraités (58%) et les employés et ouvriers (57%).
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17.07.2007
Vers une réforme des Institutions
Mardi matin, le chef de l'Etat va successivement recevoir Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin pour l'UMP, Hervé Morin et François Sauvadet pour le Nouveau centre. Le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande devrait quant à lui être reçu en fin de matinée, précise le porte-parole de la présidence de la République, David Martinon, dans un communiqué diffusé lundi.
Le lendemain, Nicolas Sarkozy rencontrera Philippe de Villiers pour le Mouvement pour la France. Il recevra jeudi le président du Mouvement démocrate François Bayrou, puis la secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet.
Vendredi, Jean-Michel Baylet pour le Parti radical de gauche doit être consulté par le chef de l'Etat. Le président du Parti radical André Rossinot sera reçu le lundi suivant.
Enfin, souligne le porte-parole, M. Sarkozy consultera Cécile Duflot pour les Verts et Jean-Marie Le Pen pour le Front national "dans les jours qui suivront".
Ces consultations des partis politiques destinées à "recueillir leurs observations et leurs suggestions" vont être menées en parallèle aux travaux du comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, qui sera installé mercredi après-midi.
"Les partis seront naturellement destinataires de la lettre de mission adressée au comité, et auditionnés par celui-ci", selon le porte-parole de la présidence.
Source : AP
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30.05.2007
Nouvelle baisse du chômage
Le taux de chômage en France s'établissait à la fin du mois d'avril à 8,2% de la population active -contre 8,3% fin mars- selon les chiffres diffusés mercredi soir par le ministère de l'Economie des Finances et de l'Emploi sur la base des données provisoires de l'INSEE. Selon le gouvernement, sur un an, le chômage a baissé de 11%.
Fin avril 2007, "2.011.300 demandeurs d'emploi sont inscrits en catégorie 1. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie 1 est en baisse de 1,2% au mois d'avril en données corrigées des variations saisonnières (-1,2% pour les hommes et -1,3% pour les femmes)", selon le communiqué diffusé par le ministère mercredi soir.
"Le taux de chômage au sens du BIT s'établit à 8,2% à la fin du mois d'avril d'après les estimations provisoires de l'INSEE", précise le ministère, qui affirme que sur un an "le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1 décroît de 11% (-11% pour les hommes et -10,9% pour les femmes)".
Le gouvernement souligne que "le nombre de jeunes demandeurs d'emploi diminue de 1,7%". Par ailleurs "en avril, le nombre de chômeurs de longue durée de catégorie 1, inscrits depuis au moins un an à l'ANPE, diminue de 2,4%. Parmi eux, le nombre de chômeurs inscrits depuis un à deux ans décroît de 3,3% et le nombre de ceux inscrits depuis deux à trois ans de 1,6%".
Source : AP
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29.05.2007
Sarkozy et Prodi : vers un mini-traité européen
La France et l'Italie ont des positions "très proches" sur un "traité simplifié" pour sortir l'Union européenne de sa crise institutionnelle, a déclaré Nicolas Sarkozy après un entretien de près d'une heure et demie avec le président du Conseil italien, Romano Prodi.
"C'était très important que l'Italie et la France convergent pour essayer de sortir de la situation de blocage", a dit le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse commune au Palais de l'Elysée. "On est très proches."
"Nous avons défini ensemble ce que signifie le mot traité simplifié", a pour sa part déclaré Romano Prodi. "Cela signifie que les bases de l'Europe, nous les partageons, et que, lors du prochain sommet (européen, les 21 et 22 juin à Bruxelles), nous allons pousser dans cette direction."
L'Italie est un des 18 pays de l'Union qui a ratifié le projet de Constitution européenne rejetée en 2005 par la France et les Pays-Bas. Nicolas Sarkozy propose un traité "simplifié" ne reprenant que le volet institutionnel de ce projet.
"Nous sommes unis par une commune volonté de renforcer les institutions européennes", a déclaré Romano Prodi. "Nous allons avoir des objectifs communs pour le sommet européen en ce qui concerne la personne morale de l'union, les trois piliers (de l'Union), le problème de la présidence de l'UE et du ministre des Affaires étrangères de l'UE."
"Nous souhaitons avoir une Union européenne qui ne soit pas paralysée par le droit de veto", a-t-il ajouté. "Donc, nous voulons avoir moins de problèmes avec l'unanimité de vote."
"Je voudrais me joindre à l'analyse du président Prodi sur le traité simplifié", a pour sa part déclaré Nicolas Sarkozy. "L'Italie est attachée à la présidence du conseil stable, la France aussi ; au ministre des Affaires étrangères, la France aussi ; à développer les règles de la majorité (...), la France est d'accord. Et sur ce qu'on appelle la personnalité juridique, (...) on s'est compris."
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21.05.2007
Réforme de la carte scolaire
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a affirmé dimanche qu'il espérait "peut-être dès la rentrée 2008" avoir un nouveau système concernant la carte scolaire, sujet largement évoqué pendant la campagne électorale.
"Il faudrait que nous puissions assouplir dès la rentrée prochaine (...) de l'ordre de 10 ou 20% des affectations qui sont concernés par cette carte pour montrer notre bonne volonté", a-t-il expliqué sur France Info, en notant qu'à moyen terme, il faudrait "supprimer" la carte scolaire.
Pour le ministre, "la carte scolaire, ce n'est pas en soi, dans son principe, une mauvaise décision, sauf que ça ne marche plus. Ne subissent la carte scolaire que ceux qui n'ont pas les moyens d'y échapper, ceux qui n'ont pas des parents qui connaissent les systèmes ou qui ont beaucoup d'argent. Donc c'est un système très injuste".
"Ce seront les établissements scolaires qui veilleront à la diversification sociale et géographique de leurs effectifs par des dispositifs nouveaux qui seront beaucoup plus justes", a-t-il ajouté.
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18.05.2007
Le nouveau gourvernement
Jean-Louis Borloo : Ministre de l'économie, des finances et de l'emploi
Michèle Alliot-Marie : Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités locales
Bernard Kouchner (PS) : Ministre des affaires étrangères et européennes
Brice Hortefeux : Ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement
Rachida Dati : Ministre de la justice
Xavier Bertrand : Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité
Xavier Darcos : Ministre de l'éducation nationale
Valérie Pecresse : Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
Hervé Morin (UDF) : Ministre de la défense
Roselyne Bachelot : Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports
Christine Boutin : Ministre du logement et de la ville
Christine Lagarde : Ministre de l'agriculture et de la pêche
Christine Albanel : Ministre de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement
Eric Woerth : Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique
Roger Karoutchi : Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, auprès du premier ministre
Eric Besson (ex-PS) : Secrétaire d'Etat à la prospective et évaluation des politiques publiques, auprès du premier ministre
Dominique Bussereau : Secrétaire d'Etat aux transports, auprès du ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable
Jean-Pierre Jouyet : Secrétaire d'Etat aux affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes
Hors gouvernement
Martin Hirsch, 43 ans, président d'Emmaüs-France, est nommé haut commissaire aux solidarités actives contre les pauvretés.
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16.05.2007
Le "au revoir" de Jacques Chirac
"Mes chers compatriotes de métropole, de l'outre-mer et de l'étranger,
Demain, je transmettrai les pouvoirs que j'ai exercés en votre nom à Nicolas Sarkozy, notre nouveau Président de la République. Je le ferai avec la fierté du devoir accompli et aussi avec une grande confiance dans l'avenir de notre pays.
Nous sommes les héritiers d'une très grande nation, une nation admirée, respectée et qui compte en Europe et dans le monde. Vous avez des capacités immenses de créativité et de solidarité. Grâce à vous, grâce à votre engagement, nous avons modernisé notre pays pour l'adapter aux profonds changements de notre temps et nous l'avons fait dans la fidélité à notre identité et en portant haut les valeurs de la République.
Mes chers compatriotes,
Une nation, c'est une famille. Ce lien qui nous unit est notre bien le plus précieux. Il nous rassemble. Il nous protège. Il nous permet d'aller de l'avant. Il nous donne les forces nécessaires pour imprimer notre marque dans le monde d'aujourd'hui.
Restez toujours unis et solidaires. Bien sûr, nous sommes profondément divers. Bien sûr, il peut y avoir des différences de conception, des divergences de vue. Mais nous devons, dans le dialogue, dans la concorde, nous retrouver sur l'essentiel. C'est comme cela que nous continuerons à avancer.
Dans l'union, dans le respect de notre diversité et de nos valeurs, dans le rassemblement, nous pouvons nourrir toutes les ambitions. Unis, nous avons tous les atouts, toutes les forces, tous les talents pour nous imposer dans ce nouveau monde qui se dessine sous nos yeux. Unie, et en poursuivant sur la voie engagée, la France s'affirmera comme une terre exemplaire de progrès et de prospérité. La patrie de l'égalité des chances et de la solidarité. Une nation moteur de la construction européenne. Une nation généreuse, aux avant-postes des défis du monde que sont la paix, le développement, l'écologie.
Dès demain, je poursuivrai mon engagement dans ces combats pour le dialogue des cultures et pour le développement durable. Je le ferai en apportant mon expérience et ma volonté d'agir pour faire avancer des projets concrets en France et dans le monde.
Ce soir, je veux vous dire le très grand honneur que j'ai eu à vous servir. Je veux vous dire la force du lien qui, du plus profond de mon cœur, m'unit à chacune et à chacun d'entre vous. Ce lien, c'est celui du respect, c'est celui de l'admiration, c'est celui de l'affection pour vous, pour le peuple de France et je veux vous dire à quel point j'ai confiance en vous, à quel point j'ai confiance en la France.
Je sais que le nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy, aura à cœur de conduire notre pays plus avant sur les chemins de l'avenir et tous mes vœux l'accompagnent dans cette mission, qui est la plus exigeante et la plus belle qui soit, au service de notre nation. Cette nation magnifique que nous avons en partage. La France, notre nation, mes chers compatriotes, nous devons toujours en être profondément fiers.
Vive la République !
Vive la France !"
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09.05.2007
Réactions sur cette victoire
Dominique de Villepin : « cette très nette victoire exprime un choix clair des Français en faveur d'un homme, de ses idées et de notre famille politique ».
Jean-Claude Gaudin : « en élisant Nicolas Sarkozy à la présidence de la République avec une forte majorité, les Français ont choisi le projet le plus convaincant et le seul candidat susceptible de faire bouger la France et de répondre à leur préoccupations. Ce choix (...), je ne doute pas qu'ils le confirmeront dans cinq semaines en donnant à Nicolas Sarkozy, lors des élections législatives de juin, la majorité parlementaire dont il aura besoin pour réussir à faire de la France un pays qui gagne à nouveau »
Jean-Pierre Raffarin : « Les Français ont clairement fait le choix d’un homme et d’une politique. Il faut maintenant qu’ils lui donnent les moyens parlementaires de réaliser ses réformes ».
Alain Juppé : ce résultat est « une belle victoire pour la démocratie avec notamment la mobilisation des jeunes. C'est le signe que la démocratie représentative se porte bien, et c'est très rassurant ». Les Français doivent désormais « donner au président de la République une majorité », autour du « socle solide » de l'UMP, à laquelle pourraient se joindre « des centristes », ainsi que « des femmes et des hommes de gauche ».
François Fillon : « Nicolas Sarkozy proposera un contrat législatif avec une majorité présidentielle la plus élargie possible, au centre pour ceux qui le souhaiteront, et à gauche pour les personnalités qui veulent le rejoindre ».
Michèle Alliot-Marie : « la victoire de Nicolas Sarkozy intervient à l'issue d'une campagne où les choses ont été dites clairement ». Le président élu en a tiré une « responsabilité à l'égard de tous les Français, une responsabilité de rassemblement du plus grand nombre de Français ».
Jean-Louis Borloo : Nicolas Sarkozy a reçu « un mandat clair, stable, il lui appartient de rassembler pour réformer ce pays ».
Jean-François Copé : « ce vote, c'est la décision d'un peuple qui aspire profondément au changement et cela commande un esprit de changement. Ce résultat, c'est aussi un moment d'histoire pour notre pays et aussi pour la droite et le centre ». « Nous avons une obligation de résultat ». Le score de Nicolas Sarkozy « nous engage ».
Alain Lambert : « le retard accumulé depuis ¼ de siècle dans la modernisation de notre Pays vient de se transformer en un appel puissant du peuple à la renaissance de la France ».
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